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L'architecture du vin

Des caves viticoles, des caves coopératives, des maisons vigneronnes, des mazets…

Château viticole de la Provenquière à Capestang ©G. Souche

Vertige monumental !

En route pour une visite imersive dans l'univers des "coopés" : cave d'Azillanet / cave de Cessenon-sur-Orb, intérieur / Cessenon-sur-Orb, extérieur cave d'Hérépian / cave de Laurens / cave d'Olonzac / cave de Roquebrun, sous-sol / cave de Roquebrun, étage / cave de Roujan, rez-de-chaussée / cave de Roujan, étage / cave de Saint-Chinian

Photographies 360° réalisées par Melkan Bassil.

Une histoire

Des maisons vigneronnes à la maison de maître, de la cave particulière à la cave coopérative, du mazet au château pinardier… Ici les pierres diffusent une atmosphère particulière, elles racontent l’histoire du vin.

Petits vignerons et grandes familles d’exploitants viticoles, entre prospérité et crise… A l’issue de cette histoire mouvementée, les artisans de la vigne ont dédié leur savoir-faire à une production de qualité, aujourd’hui consacrée par les AOP…

Des architectures

L’exceptionnel développement du vignoble languedocien, accentué par son passage d’une polyculture paysanne à une monoculture, transforme inévitablement les paysages, la morphologie des villages et l’architecture locale. Le patrimoine bâti en est aujourd’hui encore la trace tangible.

Avec l’avènement de la viticulture, la structure urbaine et architecturale des agglomérations, héritées du Moyen Age, évolue radicalement. La construction, voire la reconstruction, de 50 à 80 % du bâti rural, est entreprise entre la moitié du XIXe siècle et le début de la Première Guerre mondiale. Les remaniements urbains laissent apparaître un nouveau type d’habitat : la maison vigneronne languedocienne réunissant, sous le même toit, cave, logis et grenier. Témoin de l’enrichissement du territoire, l’extension des villages s’illustre par l’édification de caves  particulières, indépendantes des logis, et d’ostensibles maisons de maître.

Dans les campagnes, les anciennes métairies ne sont plus adaptées à la nouvelle échelle de production. Nombre d’entre elles sont alors transformées en domaines viticoles. Résidences secondaire de la bourgeoisie de Béziers, voire de Narbonne, ces domaines font l’objet des constructions les plus folles, à partir des années 1880. Ces châteaux viticoles du XIXe siècle deviennent alors le symbole de la classe dominante.

Un village, une coopé

Des distinctions sociales entre gros et petits propriétaires se creusent. Les plus modestes, d’autant plus affaiblis par la crise du phylloxera et fragilisés par les méventes, sont les acteurs d’une révolution sociale qui transforme, dès les premières années du XXe siècle, toute l’organisation de la société viticole du Languedoc.

Le mouvement coopératif est marqué par la construction d’une cave monumentale dans de nombreux villages vignerons. Trois importantes vagues de construction sont entreprises, interrompues par les deux conflits mondiaux : de 1905  à la Première Guerre mondiale (1914) ; de l’entre-deux-guerres (surtout pendant les années 1930) ; de l’après-guerre (1945) à 1968. Le territoire du Pays Haut Languedoc et Vignobles compte 39 caves, édifiées entre 1909 et 1968, et 27 distilleries, construites entre 1909 et 1941.