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Partager la culture du vin

Un vignoble ancré dans l’histoire

Vestiges d'aqueduc à Causses et Veyran ©L. Micola

Un vignoble ancré dans l’histoire, un vin de caractère

Depuis l’Antiquité, le territoire se nourrit de la trilogie méditerranéenne : blé, olivier et vigne.

Mais c’est à partir du XIXe siècle qu’émerge la monoculture et que le paysage du Pays Haut Languedoc et Vignobles se couvre d’une mosaïque de vignes, de cépages hauts en couleurs, riches en saveur !

Le territoire connaît alors un âge d’or, une prospérité grâce à la monoculture de la vigne, au point que certains châteaux viticoles sont construits avec le fruit d’une seule vendange…

1907

Lorsqu’arrivent les temps de crise émergent les luttes et le mouvement coopératif. Les vignerons s’organisent pour vivre de leur savoir-faire.

De nos jours

Aujourd’hui comme hier, la viticulture est une histoire d’hommes et de femmes de la terre qui font partager leur passion : de leurs mains coule un nectar, à déguster avec modération….

La vigne, le blé et l’olivier

Avec la présence romaine dès les lendemains de la conquête, à la fin du IIe siècle avant, jusqu’à la fin du Ve siècle de notre ère, l’aménagement et la structuration des campagnes forment un contexte favorable à la plantation de la vigne dans toute la Narbonnaise. Mais le développement de la viticulture est toujours associé à une polyculture nécessaire à la vie quotidienne.

Durant la longue période du Moyen Age, l’activité viticole a été en partie maintenue. Pourtant la construction d’un réseau d’abbayes sur le territoire ne semble pas avoir positionné la vigne et le vin au centre de l’économie religieuse comme dans certaines régions. La vigne s’adosse à un ensemble de cultures qui alimentent les campagnes principalement en céréales, tandis que l’artisanat (verre, laine, bois, etc.) occupe les centres urbains.


 

Moulins à Faugères ©Avant monts

L’artisanat et l’industrie

 

A l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècle), l’histoire du Pays se caractérise davantage par le déploiement d’une activité industrielle à l’économie prospère que par l’accroissement de la filière agricole. La culture exclusive de la vigne, pour laquelle les rendements sont trop aléatoires, n’existe pas. La culture de céréales, planifiables, domine largement alors.

C’est surtout autour de la fabrication de textiles et de l’industrie extractive (bauxite, pétrole, houille, lignites et marbres) que se structure l’économie moderne du territoire. La production viticole semble alors avant tout répondre aux besoins locaux de consommation familiale. Le vignoble, répandu sur l’ensemble du Languedoc, laisse penser que chaque région pouvait se suffire à sa propre consommation sans en envisager le transport.