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Patrimoine naturel

L'eau et le vent ont forgé ici une nature "mosaïque" où alternent ruptures spectaculaires et transitions douces : cette diversité des paysages est une des grandes caractéristiques du Pays Haut-Languedoc et Vignobles.

Au nord, les monts de l'Espinouse (1148 m) et du Caroux (1050 m) dessinent une crête qui marque la ligne de partage des eaux et délimite ainsi des zones d'influences climatiques nettement marquées. Sur le plateau aux allures montagnardes, on trouve pelouses et landes, mais c'est aussi le pays du châtaignier et des vallées fertiles… La majeure partie de ce territoire fait partie du Parc naturel régional du Haut-Languedoc.

Au sud et à l'est, Minervois et Avants-Monts dessinent un balcon sur la Méditerranée ; la vigne colonise la plaine et s'accroche aux coteaux et terrasses tandis que la garrigue marque la transition avec le "haut pays". Là aussi, la diversité est à l'œuvre et la nature offre toute une palette de paysages et de sensations du Midi méditerranéen.

Le climat

Méditerranéen et apaisé…
Avec des microclimats d’exception, la région bénéficie d’un ensoleillement remarquable et de fortes chaleurs durant l’été. L’influence des montagnes du Haut-Languedoc et du plus lointain Massif Central viennent toutefois tempérer l’ardeur du soleil grâce à l’apport de fraîcheurs et de pluies qui s’immiscent dans un climat typiquement méditerranéen. 


La cardabelle

On la voit souvent clouée sur une porte avec ses longues feuilles épineuses et découpées. Il ne s’agit pas seulement d’une décoration florale mais bien d’un véritable indicateur météorologique, un chardon baromètre. En effet lorsque la fleur s’ouvre, le beau temps est proche et quand elle se ferme, la pluie n’est pas loin.

Les calendes
Nos “anciens” sont de vrais météorologues. Ils peuvent prédire le temps qu’il fera tout au long de l’année suivante en observant le temps, chaque jour, entre Noël et le jour de l’an. Ce sont les calendes. Ils confortent leurs prévisions avec les recalendes, observations faites après le jour de l’an et si vous le leur demandez, ils vous transmettront leur savoir avec grand plaisir !


Les quatre saisons


Printemps
: Alors que les vignes omniprésentes commencent à développer leur feuillage et que naissent des verts intenses, les cerisiers sont en fleurs, l’or des genêts éclate le long des chemins, les cistes et les iris fêtent le printemps.




Eté
: Sur une plénitude de couleurs et d’odeurs, le soleil ardent fait son œuvre et l’on recherche la fraîcheur des cours d’eau et des ruelles ombragées.






Automne : Les lumières d’un soleil encore présent font ressortir toutes les teintes ocres et rouges des vignes et les arbousiers revêtent leur habit de fêtes.

 




Hiver
: Les vignes sont au repos alors que les chênes verts émaillent les paysages et qu’amandiers et mimosas choisissent février pour sortir toutes leurs couleurs.




Les treize vents...
Entre Orb et Mare, le col des Treize Vents, à 600 mètres d’altitude, garde sa réputation venteuse, mais peut-être n'étaient-t-ils que trois finalement, soit tres en occitan… La tramontane est un vent du nord-ouest, sec et fort, synonyme de soleil et garant d’un ciel pur : Quand elle commence de jour, elle dure 3, 6 ou 9 jours ; quand elle commence de nuit, elle dure le temps d’un pain cuit. Le grec ou gregaou vient du nord-est ; on dit qu’il porte la pluie dans son bec... Fort, parfois violent, le marin apporte lui aussi de fortes pluies. Remontant du Golfe du Lion, on dit à son sujet : quand passe le marin, la mer va bon train. L’autan, d’origine continentale, amène le beau temps ; il s’agit d’un vent frais en hiver et chaud en été. Le cers est un vent violent issu de la plaine toulousaine, toujours synonyme de beau temps. Sans oublier le siroco qui vient du sud, particulièrement chaud en été…

L'eau

Au Pays des sources et des légendes 
En 1736, le marquis de Rocozels voit son cheval guérir après s'être baigné dans une source ; il fait alors construire une piscine sur les lieux : la station thermale d’Avène était née… L’eau de cette source est reconnue depuis pour ses multiples vertus curatives, notamment en dermatologie. Une unité de fabrication de produits de beauté est construite en 1975 : la ligne Avène est lancée et elle occupe, aujourd’hui une place prépondérante sur le marché des cosmétiques.Près de Lunas, dans un nid de verdure, se cache une église champêtre : Notre-Dame-de-Nize. Sa fontaine est réputée pour guérir les maux d'yeux. Les suppliants se lavent les yeux avec un linge qu’ils ont mouillé de cette eau salutaire et qu’ils suspendent ensuite aux arbustes environnants. À Saint-Pons-de-Thomières, la source du Jaur est abritée sous une arche creusée dans la falaise, au cœur de la vieille ville. Cette résurgence apparaît au grand jour après avoir parcouru de nombreuses galeries souterraines taillées dans un relief karstique. Une légende dit qu’une créature mi-serpent mi-dragon happait les gens grâce à sa langue pour les dévorer. Les Dieux, agacés, lui jetèrent un sort et pétrifièrent la gueule du monstre…

La Cesse, entre canyon et résurgence

Elle prend sa source dans les Monts de Pardailhan à 450 mètres d’altitude, à côté de Ferrals-les-Montagnes. Après avoir serpenté au fond d’une vallée étroite, la Cesse pénètre dans un profond canyon au niveau du hameau de Cantignergues et ce jusqu'à Minerve où la rejoint le Brian. Avant de confluer vers l’Aude et la plaine, elle disparaît alors superficiellement et reste invisible pendant la période sèche ; on peut heureusement la voir resurgir au Boulidou, à Agel… L’eau de la Cesse s’infiltre en effet dans la roche calcaire et son lit devient souterrain sur près de dix kilomètres.


Un château d'eau grandeur nature

Pays de lacs, le Haut Languedoc est un véritable château d’eau grandeur nature… Le lac d’Avène, créé avec la construction d’un barrage sur l’Orb en 1958, s’étale sur 190 hectares, au milieu d’une nature calme et sauvage parcourue par des chemins  tracés sur les flancs de la montagne. Le lac de Vésoles apparaît, quant à lui, noyé dans un paysage de bruyères que cernent des forêts ; un sentier parmi les rochers conduit à la cascade, le célèbre Saut-de-Vésoles.

Etangs calmes

Entre Aude et Canal du Midi, l'étang de Capestang a vu autrefois les bateaux remonter jusqu’à lui. Aujourd'hui, presque asséché et traversé de canalets, il offre un paysage de petite Camargue abritant une faune et une flore protégées, dominé au loin par la formidable collégiale de Capestang. Plus à l'est, à Thézan-les-Béziers, le plan d'eau de la Malhaute évoque plutôt la région des Dombes, près de Lyon : installés sur d'anciennes gravières et sablières, ces étangs, au calme absolu, sont reliés entre eux et communiquent avec l'Orb, tout aussi indolent…

Le Jaur 



C’est au pied d’une paroi rocheuse, à Saint-Pons-de-Thomières, que naît le Jaur. Il longe le massif du Somail et les garrigues des avant-monts et rejoint l'Orb à Tarassac, après avoir traversé Riols, Prémian, Saint-Etienne-d’Albagnan, Olargues et Mons-la-Trivalle.





Le Libron, la Peyne et la Thongue

Nés tous les trois dans les coteaux du Languedoc, Libron, Thongue et Peyne sont des compères aux destins parallèles… Le premier se forme à Laurens de l'union de la Naubine et du Sauvanès ; le petit fleuve chemine ensuite jusqu'à la mer après avoir croisé le Canal du Midi grâce à un ensemble d’ouvrages, à quelques encablures d'Agde... Prenant sa source près de Fos, la Thongue rencontre à Gabian la Resclauze, une source qui alimentait Béziers à l’époque romaine grâce à un aqueduc. Elle traverse ensuite Pouzolles et la plaine avant de rejoindre l’Hérault. Quant à la Peyne, son parcours demeure tortueux jusqu'au lac des Olivettes, dominé par le village de Vailhan, dont les berges sont fortement appréciées l'été. Elle frôle ensuite Neffiès, puis Roujan, et rejoint, elle aussi, l’Hérault qui la conduit vers Agde et le grand large. 

La Mare

Cette rivière poissonneuse prend sa source à 1050 mètres d’altitude, au sommet de l’Espinouse. Ses premiers kilomètres sont parcourus à la vitesse d’un torrent, jusqu’à Castanet-le-Haut. La Mare modère ensuite sa course et, après avoir traversé Saint-Gervais-sur-Mare et Saint-Étienne-Estréchoux, vient grossir le débit de l’Orb à Hérépian.



L'Orb, le destin d'un fleuve

Prenant sa source à 825 mètres d’altitude sur le causse de Romiguières, en bordure du Larzac, l'Orb rejoint la mer à Valras après un trajet de 135 kilomètres. Son nom pourrait faire allusion à la présence de paillettes d’or… Dévalant comme un torrent, il est retenu au barrage d’Avène qui régule son cours, et descend jusqu’à Bédarieux. La vallée s’élargit ensuite et il rencontre la Mare à Hérépian. L’Orb se faufile alors au pied des gorges d’Héric dominées par le Caroux et s’unit au Jaur, son principal affluent, à Tarassac. De là, il quitte la montagne et coule vers la mer en se frayant un passage dans les gorges de… l’Orb ; il y arrose Vieussan, Roquebrun, puis Cessenon-sur-Orb et s’apaise enfin au pied des terrasses de Murviel-lès-Béziers et de Thézan-lès-Béziers. À Béziers, au pied de la cathédrale, il est rejoint par le fougueux Lirou, dont les caprices lui ont valu un calibrage de son lit ainsi qu'une surveillance assidue…

Le Vernazobre
Né, lui aussi, dans le Pardailhan, il frôle le Roc de la Baumelle puis dévale sur Babeau-Bouldoux. Il vient ensuite nourrir les vignobles de Saint-Chinian avant de rejoindre l’Orb en amont de Cessenon-sur-Orb, après avoir animé près de 40 moulins et usines sur ses 18 kilomètres de cours.

La faune

Un véritable carrefour de la biodiversité
Landes, prairies, étangs ou forêts, autant de milieux naturels, autant d’habitats qui accueillent une faune particulièrement riche. Zone de passage et de transition, le Haut Languedoc est un refuge pour les espèces en voie de raréfaction, un rôle qui fait du Parc naturel régional du Haut-Languedoc un véritable carrefour de biodiversité. L’équilibre de ces espèces est parfois fragile, c’est pourquoi de nombreux secteurs bénéficient d’une protection et d’une gestion rigoureuses. Sur le massif du Caroux-Espinouse, la Réserve nationale de chasse et de faune sauvage, créée en 1973, permet notamment de protéger le mouflon et de réguler les diverses populations.

Le cerf
Pouvant atteindre les 200 kilos et mesurer jusqu’à 1,50 mètre au garrot, le cerf a essentiellement des mœurs nocturnes et crépusculaires. Ce grand cervidé aime la discrétion. On peut toutefois l’entendre durant la période automnale du rut : dans les forêts des Monts d’Orb, on peut ainsi percevoir son cri grave et puissant - le brame - destiné à attirer les femelles et à défier les autres mâles..

Le chevreuil

 


Abondant dans les massifs forestiers, il marque souvent les arbres de son passage en arrachant leur écorce d’un coup de dent. à défaut de le voir, on peut l'entendre durant la période des amours quand ses cris destinés à repousser les rivaux résonnent dans la forêt…







Discrète genette

Cet animal aux mœurs nocturnes, quasi invisible, est pourtant bien présent en Haut Languedoc où l'on repère ses “crottiers” ; il évoque le chat, qu’il précède d'ailleurs dans le cœur des dames au Moyen Âge… Prédateur agile, se nourrissant principalement de mulots, mais aussi de passereaux, la genette est également appelé chat-martre ; elle gîte habituellement dans un nid de rapace ou au creux d’un arbre mort.

Le mouflon du Caroux

Originaire de Corse, ce petit mouflon méditerranéen est introduit sur le massif du Caroux-Espinouse en 1956 et en devient rapidement la figure emblématique. Aujourd’hui, avec près de 2000 spécimens, la population de mouflons du Haut Languedoc est l’une des plus importantes de France, à tel point qu’elle constitue un réservoir utilisé pour réintroduire le mouflon dans d’autres massifs français. Peu farouche, cet ancêtre du mouton domestique est un excellent grimpeur mais pas vraiment un montagnard ; il préfère les altitudes et les reliefs modérés qui lui offrent une bonne visibilité. Le randonneur discret pourra ainsi l'observer sur une crête ou un rocher escarpé…

Le sanglier
Il reste discret malgré ses 150 kilos mais laisse de nombreuses empreintes… Doté d’une bonne ouïe et d’un fin odorat, il est omnivore et mange tout ce qui lui “fait ventre” : châtaignes, glands, maïs, racines, mais aussi lombrics, rongeurs, voire lapereaux. Très prolifique dans le Haut Languedoc, le sanglier - le singlar - nécessite une régulation par la chasse.

Un vaste ballet aérien

Voie de passage d’oiseaux migrateurs venus du nord de l’Europe ou d’Afrique, le Haut Languedoc est le théâtre d’un vaste ballet aérien ; on peut ainsi observer de nombreux rapaces, notamment des milans noirs, des buses ainsi que plusieurs espèces de faucons : le faucon hobereau, le faucon émerillon ou encore le faucon d’Eléonore.

Le faucon pélerin, espèce longtemps menacée, voit aujourd'hui ses effectifs progresser, signe qu'il trouve désormais à l'intérieur du Parc naturel régional un équilibre propice à son développement.

La buse bondrée apivore a la particularité de se nourrir principalement de larves de guêpes et d’abeilles ; à l'automne et au printemps, leur migration est spectaculaire et l'on recense le passage de milliers d’individus.

L’aigle

Avec son vol majestueux, glissant et planant, l’aigle royal survole les crêtes de l’Espinouse qu’il explore à la recherche de rongeurs. Pour son grand nid, il affectionne une corniche de rocher et même parfois le sommet d’un arbre. Un couple d’aigles de Bonelli - une espèce très rare - a trouvé refuge dans la partie méridionale du Parc naturel. Plus petit que l’aigle royal, il chasse lapins et oiseaux et fond sur sa proie comme un faucon. 


Le héron cendré

Il fait partie des 247 espèces d’oiseaux inventoriées sur le territoire du Parc naturel, un nombre qui traduit la très grande diversité des habitats naturels. Le héron cendré se distingue par sa grande taille. Il vit sur les berges, à proximité des plans d’eau où il trouve refuge et nourriture. On peut l’observer, avec son long cou blanc, son corps gris et son bec jaune en forme de poignard. Debout dans l’eau et immobile, il guette ses proies.


L’hirondelle, le martin-pêcheur, le rouge-queue et tant d’autres…
Chaque année, hirondelles et martinets vont et viennent en Haut Languedoc, terre de migration privilégiée pour l’avifaune… On peut y voir aussi le guêpier et le martin-pêcheur, oiseaux aux couleurs vives : le premier creuse son nid dans les falaises dominant les cours d’eau tandis que le martin-pêcheur préfère creuser un terrier sur les berges. Le rougequeue noir affectionne plutôt les rochers qu’il fréquente jusqu’à de hautes altitudes.


La pipistrelle
Avec son pelage brun roux et ses quelques grammes, c’est la plus petite de nos chauves-souris. Dès avril, la pipistrelle sort à la tombée de la nuit et se plaît à chasser près des sources de lumières, avec un vol saccadé et des plongeons rapides. Comme ses congénères, elle repère les insectes grâce à un système d’écholocation sophistiqué. Durant la journée, ce petit mammifère se réfugie dans un arbre creux, un grenier, sous des tuiles ou bien encore derrière un volet… Sa présence révèle généralement un milieu naturel en bonne santé.


La flore

Garrigues et maquis

Typiques du climat méditerranéen, aux précipitations aussi brutales que courtes, garrigues et maquis résistent bien à la sécheresse mais sont extrêmement vulnérables aux incendies. Les premières affectionnent les sols calcaires tandis que les maquis s'installent généralement sur des sols plutôt siliceux ou schisteux ; ils forment un couvert végétal dense et épineux, où prédomine le chêne vert. La garrigue doit probablement son nom au garric, l'appellation occitane du chêne kermès, remplacé en altitude par le buis. Au sol, entre les pierres, une herbe extrêmement résistante, le brachypode, base alimentaire des brebis, forme une pelouse grisonnante. Ici ou là, l’envahissant pin d'Alep rappelle que la forêt couvrait autrefois cette région. Persistante et odorante, la garrigue abrite une flore épineuse, aromatique et très variée : cistes aux fleurs blanches ou pourpres, lavande, thym, cades, genévriers, genêts…   

Forêts atlantiques et forêts méditerranéennes
Au XIXe siècle, la forêt, exploitée massivement par les verriers et les charbonniers, avait pratiquement disparu des plateaux du Haut Languedoc, l'érosion des sols provoquant des inondations dévastatrices. Aujourd'hui, les massifs forestiers ont été reconstitués et, si les feuillus restent dominants, les reboisements intensifs initiés dès les années 30 ont largement privilégié les résineux, comme le Douglas, le pin noir ou l'épicéa. Hêtres et sapins apprécient également l'étage “montagnard”. Sur les sommets, les landes à bruyères - la callune - offrent de grandes respirations paysagères qui évoquent parfois l'Écosse… Sur le versant méditerranéen, la châtaigneraie, encore très présente, marque nettement l'identité du haut pays, puis laisse rapidement la place à la garrigue et au maquis, royaume du chêne vert…

L’arbousier


C'est un bel arbre typique du maquis méditerranéen. À l’état sauvage, l’arbousier pousse sur plusieurs tiges mais peut devenir un arbre de taille moyenne qui vivra de… 300 à 400 ans. Il a la particularité de porter simultanément ses fleurs blanches et ses fruits rouges à la fin de l’automne. Il doit son nom "d’arbre aux fraises" à ses fruits nommés arbouses ou airelles qui donnent une excellente gelée et même une liqueur autrefois très appréciée.




La bruyère arborescente

Haute de quelques dizaines de centimètres, cette plante très ramifiée pousse sur les sols siliceux ; mellifères ses rameaux sont recouverts de petites feuilles et de fleurs blanches ou violettes. Elle fleurit en hiver. Ses racines volumineuses servaient à la fabrication des pipes.




Le câprier
Cet arbrisseau dresse ses nombreuses tiges dans les rocailles, les vieux murs et sur tout sol caillouteux et bien drainé. Ce sont en fait ses boutons floraux, blancs ou rosés, qui sont utilisés comme condiments depuis l’Antiquité ; on prête également aux câpres des vertus aphrodisiaques…

Les cistes

Ce sont des arbrisseaux à feuillage persistant qui se régénèrent facilement, notamment après les incendies. Avec ses grandes fleurs, un peu fripées, d’un rose éclatant, le ciste cotonneux devient spectaculaire d’avril à juin. Cette espèce est particulièrement exigeante en lumière et en chaleur. Quand il est de Montpellier, ses feuilles sont blanches et son coeur jaune. Assez rare, le ciste ladanifère, doté des fleurs blanches aux cinq taches violettes, est recherché pour sa gomme utilisée en parfumerie. Si au hasard d’un chemin vous croisez ce dernier, laissez-lui la vie sauve afin que l’année suivante vous puissiez le revoir...

Le châtaignier


Cultivé en terrasses, on le rencontre jusqu'à 800 mètres d'altitude sur les versants méditerranéens ; cet arbre magnifique contribue fortement à l'identité du Haut Languedoc. Le châtaignier n’est plus de nos jours cet "arbre à pain" qui nourrissait hommes et animaux jusqu’au début du XXe siècle, mais grâce aux célèbres marrons d'Olargues, la châtaigne a fait un retour remarqué dans le champ de la gastronomie et de la gourmandise… et la culture castaneïcole connaît aujourd'hui un regain d'intérêt.



Le chêne kermès


Plutôt hostile et épineux, ce maigre buisson semble avoir peu en commun avec certains géants des forêts… sa floraison et ses glands rappellent pourtant sa parenté avec les chênes pubescents. Tenace, il s’installe sur les roches les plus arides et ses feuilles dures et piquantes, qui ressemblent à celles du houx vert, le protègent de l'appétit des moutons. Ce chêne doit son nom aux cochenilles, appelées kermès, qu’il abritait autrefois en grande quantité. Une fois traités et séchés, leurs œufs donnent une teinture écarlate et résistante – le vermillon – que l’on réservait aux plus nobles tissus.




Le chêne truffier


Plusieurs essences peuvent abriter les truffes mais ce sont surtout les chênes pubescents qui sont ici utilisés, reconnaissables à leurs feuilles duveteuses. Il faudra ensuite attendre six ans avant de récolter "l'or noir". Rappelons cependant qu'un chêne truffier ne révèlera ses secrets intimes qu'aux initiés…



Le chêne vert


Ce bel arbre peut atteindre vingt mètres, son tronc est droit, son écorce grise et lisse. Si ses fruits sont comestibles, ils ne sont guère appréciés que par les oiseaux… Lourd et robuste, son bois, apprécié des menuisiers et des sculpteurs, sert à la fabrication de manches d'outils et de crosses de fusils. On dit même que le père Fouettard en cultivait dans son jardin, conquis par l’élasticité de ses rameaux… En Languedoc, il est appelé "fanabreguier", que l’on peut traduire par "arbre d’édifice sacré" ; on le trouve effectivement souvent auprès d’anciens temples romains recyclés en lieux de culte chrétien.

Le cyprès commun

Doté d’une longévité exceptionnelle - il peut en effet vivre jusqu’à 2000 ans - cet arbre au tronc droit ramifié depuis le bas présente un port altier. Ses feuilles vertes et opaques lui confèrent un beau vert foncé. Merveilleusement adapté au climat méditerranéen, le cyprès est un familier des cimetières, mais on le retrouve également en bordure d’allées où il fait office de coupe-vent. Près des maisons, il est coutume d’en planter trois pour signaler la bienvenue aux hôtes.

L'épicéa
Avec sa silhouette conique, ses branches pendantes et ses aiguilles fines et piquantes, ce résineux est aujourd’hui partout dans nos forêts, à l’étage “montagnard”… L’épicéa a été, en effet, très employé en reboisement en raison de sa plasticité ; cependant, il résiste mal au vent. Son bois, clair et homogène, est utilisé industriellement en menuiserie et, pour les bois d’éclaircie, en papeterie. Riches en vitamine C, les jeunes pousses sont expectorantes, toniques et diurétiques. Acidulées, parfumées, elles évoquent le parfum de fraises des bois lorsqu’elles sont transformées en sirop, un excellent remède contre la bronchite et la soif.

L’eucalyptus

L’eucalyptus est un arbre majestueux de trente à trente-cinq mètres de haut, au tronc droit avec des rameaux dressés. Son feuillage bleu vert dégage une agréable odeur épicée. Ses feuilles résistent à la sécheresse grâce à leur position verticale qui limite la surface exposée au soleil, ce qui explique son ombre plutôt modeste. En cas de sécheresse extrême, sa croissance s’arrête. L'essence aromatique du feuillage - l'eucalyptol - sert à la fabrication de produits destinés, entre autres, aux inhalations.

Le figuier

On le rencontre partout et il aime réaliser des prouesses acrobatiques : falaises, talus de voies ferrées, ruines, voire sur un toit… là où les oiseaux ont semé ses graines. Sa vitalité est remarquable : endurant, il résiste au froid et à la sécheresse, envoie des rejets et marcotte en abondance. Même à l’état sauvage, le figuier donne des fruits nombreux, gros, gorgés de sucre et faciles à conserver.

Le genêt
Dès le mois de mai, les genêts couvrent la montagne d’un jaune éclatant. Ils aiment les sols profonds et humides qu'ils contribuent à fertiliser. Le genêt à balai colonise volontiers les flancs humides des versants atlantiques tandis que le genêt purgatif étale ses buissons en boules sur les versants méditerranéens en altitude. Du genêt d’Espagne, on tirait une fibre dont on fabriquait la toile de genêt, utilisée pour confectionner le grisaoudo, vêtement que portaient naguère les bergers.

Le genévrier oxycèdre ou cade
Très présent dans le maquis méditerranéen, cet arbuste aux feuilles épineuses supporte bien la sécheresse et peut atteindre six mètres de haut. Il se distingue du genévrier commun par la couleur de ses baies brunes. On en distille l’huile de cade employée en pharmacopée et en médecine vétérinaire. Son bois très fin et odorant est utilisé en marqueterie.

Le hêtre
Pour bien croître, cet arbre montagnard a besoin de l’humidité que lui procurent les brouillards d’altitude. Il préfère les sols frais et profonds, redoute les sols engorgés et craint la sécheresse. Les hêtraies laissent passer si peu de lumière que le sous-bois est très peu développé. Le hêtre produit des fruits comestibles - les faînes - dont on tirait de l’huile. Son bois dur, de couleur claire et plus ou moins rouge, se travaille bien. Les plus belles billes peuvent être déroulées pour fournir des placages

La lavande



En Languedoc, la lavande est partout chez elle, de la mer à la montagne… Ce sous-arbrisseau aromatique présente de nombreuses tiges grisâtres herbacées partant d’une souche ligneuse. Les fleurs groupées, très odorantes, sont de couleur bleue ou violette. Ses usages sont multiples : culinaire, aromatique, cosmétique, sans oublier ses nombreuses vertus thérapeutiques.





Le micocoulier

Ce bel arbre peut atteindre vingt mètres, son tronc est droit, son écorce grise et lisse. Si ses fruits sont comestibles, ils ne sont guère appréciés que par les oiseaux… Lourd et robuste, son bois, prisé des menuisiers et des sculpteurs, sert à la fabrication de manches d'outils et de crosses de fusils. On dit même que le père Fouettard en cultivait dans son jardin, conquis par l’élasticité de ses rameaux… En Languedoc, il est appelé fanabreguier, que l’on peut traduire par "arbre d’édifice sacré" ; on le trouve effectivement souvent auprès d’anciens temples romains reconvertis en lieux de culte chrétien.

Le mimosa

Chaque année à Roquebrun une fête est donnée en son honneur… Originaire d’Australie, le mimosa pousse très rapidement et peut atteindre quinze mètres de haut. Ses fleurs jaunes, abondantes, délicates et très parfumées apparaissent dès janvier et jusqu'en mars. Il aime la chaleur et le soleil mais supporte bien quelques coups de froid sporadiques.


L’olivier

Arbre méditerranéen par excellence, l’olivier peut atteindre quinze mètres de hauteur, mais on le taille entre trois et quatre mètres pour améliorer sa productivité. Lucques, cailletiers, picholines… il existe différentes variétés d’olives, et l'arbre devient productif à partir de quinze ans. Depuis toujours, l’olive et l’huile d’olive ont une place privilégiée dans l’alimentation méditerranéenne. Utilisée en cosmétique et parfumerie, l'olive est, de plus, connue pour ses nombreuses vertus… L’olivier forme un bois à la fibre dure et serrée, au bel aspect poli, dans lequel les Grecs sculptaient - déjà - des statues pour les dieux. Après avoir été décimé par le gel de 1956, l’olivier est de plus en plus cultivé. Plusieurs moulins à huile assurent la transformation de l’olive à l’huile. 


Fragiles orchidées…




De mars à octobre, on peut admirer de superbes orchidées sauvages. Discrètes, elles apparaissent dès l’abandon de la culture d’une parcelle, juste après les plantes colonisatrices, et disparaissent dès que la végétation atteint le stade d’arbustes. Leur diversité est grande, tout comme leur fragilité : il est en effet dangereux pour la préservation de l’espèce de les cueillir, et il est d'ailleurs souvent vainde tenter de les transplanter car elles dépérissent très vite.





 Plantes aromatiques “les filles de lumière”

Lavande, romarin, thym ; la garrigue est un bouquet de senteurs… mais au-delà de cette trilogie bien connue de tous, il existe de très nombreuses plantes aromatiques et médicinales aux vertus oubliées. Si le fenouil et l'origan ont su garder leur rang, qui se souvient en effet du thé des garrigues, des rues, de la fausse roquette ou encore de la sarriette des jardins ? Autant d'espèces qu'il convient aujourd'hui de redécouvrir et de protéger. 


Le romarin



Voilà sans doute l’arbrisseau aromatique ­le plus caractéristique du Midi ; ses nombreuses ramifications poussent spontanément dans les lieux chauds et ensoleillés, et ses fleurs mauves ont des vertus stimulantes. Le romarin est largement utilisé en cuisine et sert à la fabrication d’huiles essentielles et de parfums. Il possède de nombreuses vertus thérapeutiques mais peut s’avérer toxique à certaines doses.





Le sapin blanc
Ce sapin est une espèce d’ombre que l’on retrouve à l’étage montagnard. S’il est assez indifférent à la nature du sol, il craint par contre la chaleur et les gelées printanières. Le sapin blanc, qui vit jusqu’à 500 ans, peut atteindre 60 mètres, ce qui fait de lui l’arbre européen le plus haut ; il est aussi appelé “sapin pectiné” à cause de ses aiguilles disposées le long du rameau à la façon d’un peigne. Son écorce lisse, gris argenté, devient brune et fissurée puis crevassée à un certain âge. Son bois blanc est très recherché pour la menuiserie et la charpente. Les qualités plus ordinaires sont utilisées pour la caisserie et le chauffage. Les petits bois d’éclaircie partent en trituration pour fabriquer la pâte à papier.

Le sapin Douglas
Le Douglas est reconnaissable à l’odeur caractéristique de citronnelle de ses aiguilles froissées. Sous climat tempéré assez humide, sa croissance est rapide. Il apprécie les sols neutres à faiblement acides, profonds et frais mais n’aime pas les sols trop compacts ou engorgés. Les essences cultivées varient avec l’altitude, l’exposition des versants et la nature du sol. De couleur brun rosé, son bois d’excellente qualité est utilisé tant en intérieur qu’en extérieur : charpente, bardage, menuiserie... On peut le récolter vers ses 70 ans quand son diamètre atteint 60 centimètres.

Le thym

La farigoule forme de petits bouquets et apprécie les lieux arides. Indispensable en cuisine, le thym parfume de nombreux plats et entre dans la composition du bouquet garni ; on en tire également une huile essentielle. Tout comme le romarin, le thym a de nombreuses vertus thérapeutiques mais peut s’avérer dangereux à fortes doses.



La géologie

Une région géologique exceptionnelle

Il y a environ 340 millions d’années, les mouvements hercyniens donnent naissance dans le Haut Languedoc à la “Montagne Noire” : les terrains sédimentaires sont alors plissés, puis des remontées de magma entraînent des phénomènes métamorphiques créant d’autres roches comme les gneiss ou les micaschistes. L’érosion fait ensuite son œuvre tandis que des dépôts continentaux puis marins se forment. De cette alchimie naturelle des mouvements de la croûte terrestre, du feu et de l’eau, résulte aujourd’hui une région géologique exceptionnelle dont la richesse et la variété sont étudiées par des géologues du monde entier.

La Bauxite
Elle fut exploitée à Bédarieux pour en extraire de l’aluminium. Souvent rougie par l’oxyde de fer, elle est issue de l’altération d’un sol constitué sous un climat tropical à la fin de l’ère secondaire, et pendant 30 millions d’années.

Blanc calcaire : les gorges de la Cesse et du Brian, les barres de Cazedarnes 
 

Les garrigues du Minervois et du Saint-Chinianais offrent des paysages composés de gorges, de petites chaînes et de causses à la végétation caractéristique. Cette spécificité est due à la roche calcaire présente dans le sol et qui fut déposée par les mers du jurassique et du tertiaire, il y a plus de 45 millions d’années. Ce calcaire, friable et perméable, a été modelé par le lent travail d’érosion de l’eau. En résulte une grande variété de paysages et d’aspects géologiques. Ainsi, en amont de Minerve, l’eau a creusé les parois calcaires qui l’enserraient jusqu’à former les spectaculaires gorges de la Cesse et du Brian. Les barres de Cazedarnes, quant à elles, se sont dressées sous l’effet de la puissante poussée de la chaîne pyrénéenne. L’érosion y a sculpté des combes dans les calcaires les plus tendres, au pied des hautes falaises blanches stratifiées et aux sommets inondés de lumière...


Le gneiss
Le gneiss est une roche métamorphique par excellence, c'est-à-dire une roche sédimentaire modifiée, créée par de fortes températures et de terribles pressions lors des plissements hercyniens. C’est le cas des gneiss du Caroux et de l’Espinouse. Le gneiss des gorges d’Héric, caractérisé par ses “gros yeux” de feldspath, est issu de la déformation d’un ancien granit. 

Le granit
D’origine magmatique, le granit vient de la cristallisation lente d’un magma de roches en fusion situées sous la croûte terrestre, et ce, il y a environ 330 millions d’années. Cette roche est particulièrement présente sur le plateau du Caroux. Sa dureté spécifique est appréciée de longue date : en témoignent certaines statues-menhirs néolithiques et, par la suite, les granitiers qui ont extrait de ces blocs meules, marches ou linteaux…

Marbre : le rouge et le noir
Marbre rouge, "griotte", incarnat, ou noir... Le marbre du Languedoc est apprécié depuis l’Antiquité pour sa structure et bien sûr ses couleurs.Que ce soit le marbre de Saint-Pons-de-Thomières aux multiples couleurs, ou encore le "rouge antique" de Coumiac, proche de Cessenon-sur-Orb, leur réputation n’est plus à faire. On retrouve même le marbre de Coumiac sur les murs de la chambre… rouge de la Maison Blanche à Washington. Cette richesse naturelle était également exploitée à Saint-Nazaire de Ladarez et à Laurens, connu pour son "noir de Saint-Laurent". 

Les merveilleux calcaires
Dans les profondeurs du Haut Languedoc, se cache un patrimoine géologique fait de galeries et de grottes à l’architecture minérale aussi délicate que surprenante, comme les grottes de La Devèze surnommées “le palais de la fileuse de verre”. L’origine de ces formations est due au calcaire, une roche perméable que l’eau peut aisément creuser. Cette roche a également permis, en surface, la création d’un paysage tout aussi particulier : le relief karstique, caractérisé par des canyons et des vallées encaissées, comme les falaises d'Orque, au pied de l'Espinouse, mais aussi, à plus petite échelle, par des lapiaz, ces sillons creusés en surface de la roche, ou encore de petites cuvettes, les dolines.

Les mines de charbon
Partie intégrante de l’histoire du Haut Languedoc, l’activité minière y est présente depuis l’époque romaine, notamment dans la vallée de la Mare, à Graissessac, Saint-Étienne-Estrechoux ou encore à Camplong. Cette activité assura par ailleurs une certaine prospérité locale et engendra la création d'une ligne de chemin de fer pour acheminer le charbon jusqu'à Béziers via Bédarieux.

Schistes et trilobites
Du grec "skistos", que l’on peut fendre, les schistes sont nés des argiles qui, suite à d’intenses pressions, se sont littéralement feuilletées, telles les pages d’un livre. Grâce à leurs microfissures, les schistes drainent lentement l’eau et la retiennent à faible profondeur. Ils ont de plus un pouvoir thermique et restituent peu à peu la chaleur emmagasinée durant la journée, ce qui fait dire aux vignerons que sur des terrains schisteux, les raisins mûrissent la nuit…Les trilobites (voisins des langoustes ou des crevettes) vivaient au fond de la mer et sont arrivés avec la vie, il y a 500 millions d’années. 
 
Les tourbières : un rôle écologique majeur
On trouve au cœur du Somail et de l’Espinouse des zones de prairies humides où l’eau stagne : les tourbières, égalementappelées sagnes. Ces vestiges de la dernière période glaciaire constituent un milieu original et fragile, un véritable écosystème qui abrite de nombreuses espèces animales et végétales, comme l’emblématique droséra, une plante carnivore. Les tourbières constituent un important réservoir d’eau de pluie et jouent un rôle régulateur majeur.

Les paysages

Les collines et les plaines viticoles

Dans ces paysages ouverts, l’opposition est nette entre les reliefs où dominent garrigue et pinède et la plaine où la vigne est omniprésente. Les domaines viticoles arborés, les alignements d’arbres le long du Canal du Midi, les mazets et les bourgs viticoles sont une typicité languedocienne. Cette vaste plaine alluviale alimente l’étang de Capestang, milieu naturel d’une grande richesse faunistique et floristique…

Les paysages de montagne

Véritable château d’eau, la Montagne Noire alimente la plaine du Lauragais et le Canal du Midi. Riches d’une incroyable biodiversité, ces paysages de moyenne montagne, de forêts et de lacs, apportent quiétude et fraîcheur. Les monts du Somail et de l’Espinouse accompagnent la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerrannée et s’ouvrent sur des vues saisissantes. Sur le Caroux, à deux pas des gorges d’Héric, l’emblématique mouflon est devenu un des symboles du Haut Languedoc...

Les piémonts et les avants-monts
Les massifs calcaires du Minervois et du Saint-Chinianais présente des paysages de causses, de gorges et de petites chaînes couvertes d’une végétation de garrigue méditerranéenne. Plus à l’Est, dans le Faugérois, le schiste domine et les terrasses aménagées dessinent de superbes volutes à flanc de coteaux. C’est un paysage soigné, jardiné, intime où la forêt garde ses droits et voit naître les rivières qui dévalent vers l’Orb ou la mer.

Les plateaux et les sommets de l’Escandorgue
Aux portes du Larzac, l’Escandorgue est formé d’une succession de plateaux et de profonds vallons. C’est un paysage surprenant où alternent espaces ouverts et fermés mixant prairies, landes et forêts. Vers Brenas, l’étonnant paysage de ruffes rouges, de dolomies blanches et de­ basaltes sombres constituent un véritable creuset géologique.

Les vallées
La vallée fertile du Jaur et de l’Orb serpente étroitement aux pieds de pentes abruptes. Connue pour ses fruitiers et notamment ses cerisiers, elle est depuis toujours une importante voie de passage et offre des gorges magnifiques entre Vieussan et Roquebrun. Sur les versants boisés de la Haute Vallée de l’Orb et de la Mare, l’exploitation du charbon a créé des paysages typiques (terrils, ponts, chemin d’exploitation…).
 
 
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