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Patrimoine

En route vers le Pays d'Art et d'Histoire !

Paysages, patrimoine religieux, patrimoine industriel, patrimoine viticole : sur ce territoire, le patrimoine se conjuguent au pluriel !
Le label « Ville ou Pays d'art et d'histoire » qualifie des territoires qui, conscients des enjeux que représente l’appropriation de leur architecture et de leur patrimoine par les habitants, s'engagent dans une démarche active de connaissance, de conservation, de médiation et de soutien à la création et à la qualité architecturale et du cadre de vie.




Grands et petits patrimoines

Etonnantes statues-menhirs, anciennes voies romaines empruntées par les pèlerins de Compostelle, cités médiévales fortifiées ou châteaux "pinardiers" du XIXe siècle passé… L'Histoire et le quotidien s'enchevêtrent et donnent son identité à ce pays. Pour le promeneur attentif, une capitelle, un muret de pierre sèche, un simple lavoir ou encore un calvaire à la croisée des chemins seront autant de révélateurs précieux, jusqu'à la toponymie qui lui permettra de "lire" les lieux en remontant le temps. Doté d'un fort patrimoine historique "reconnu", à l'instar du site cathare de Minerve, de la cathédrale de Saint-Pons-de-Thomières, du Canal du Midi et de ses villages labellisés “Plus Beaux Villages de France”, le Pays Haut Languedoc et Vignobles tire toute sa richesse d'un immense patrimoine rural, modeste et magnifique, souvent lié à la civilisation millénaire du vin, et qui témoigne ici d'une culture bien vivante.

Les sites remarquables


Le Canal du Midi


Achevé en 1682, le Canal du Midi est l'œuvre majeure de Pierre-Paul Riquet ; il relie la Garonne - et donc l'Atlantique - à la Méditerranée, ce qui lui vaut son surnom de canal des Deux Mers. Il est désormais classé au patrimoine mondial par l'Unesco.  De nombreux ouvrages d'art rythment son parcours : à Quarante, c'est un aqueduc (conçu par Vauban) qui permet ainsi à la rivière de franchir le canal. Avec ses tunnels, retenues, canalets d'alimentation, ponts-canaux et bien sûr ses écluses (au nombre de 63 !), le Canal du Midi est une extraordinaire machinerie du XVIIe siècle. Pendant près de deux siècles, il sera un formidable atout économique pour le sud de la France, et ses quais encombrés de barriques et de marchandises connaissent alors une intense activité. Aujourd'hui, les derniers pinardiers ont définitivement fait place au tourisme fluvial, et le canal se découvre une nouvelle sérénité… Entre Béziers et Carcassonne, il serpente et marque la limite sud du Pays Haut-Languedoc et Vignobles, de Poilhes à Olonzac ; ses chemins de halage constituent aujourd'hui de magnifiques cheminements verts, à l'ombre de platanes centenaires.


Le Caroux


Le massif montagneux du Caroux, est, avec la Montagne Noire, le contrefort le plus méridional du Massif Central ; dominant la confluence de l'Orb et du Jaur, il constitue le paysage emblématique du Haut Languedoc. De Sète à Port-Vendres, sa silhouette massive rassure le navigateur qui croit y voir la silhouette d'une "femme allongée", probablement celle de la déesse Cebenna, fille des Titans, qui se serait réfugiée dans ces montagnes pour noyer son chagrin… Soulignée par des aiguilles sculptées qui jouent avec la lumière, la crête dessinée par les Monts de l'Espinouse (1124 m) et du Somail (1035 m) marque le partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée. Cette double influence climatique explique l'extraordinaire diversité de la faune et de la flore dans cette partie du Parc naturel régional du Haut-Languedoc. On y croise ainsi chevreuils, sangliers et même des mouflons, une espèce réintroduite dans les années cinquante. Très prisé des randonneurs pour ses espaces naturels et ses hameaux préservés, le Caroux (1091 m) est aussi devenu un haut lieu de l'escalade, grâce aux célèbres gorges d'Héric, de Colombières et de Madale.

Les plus beaux villages de France


Olargues


Dans la vallée du Jaur, entre vergers et châtaigneraies, au coeur du Parc naturel régional du Haut-Languedoc, Olargues, fait face aux monts du Caroux et de l'Espinouse. Au pied de la tour-clocher du castrum, les maisons s'étagent harmonieusement à flanc de montagne ; en contrebas, le Pont du Diable enjambe la rivière d'un simple dos d'âne, un ouvrage magnifique qui date du XIIe siècle et l’une des plus grandes arches romanes du sud de la France. Une architecture parfaite… à l'image de ce village classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Ce bourg féodal connaît son apogée au XIIIe siècle : deux portes subsistent encore de l'ancienne enceinte fortifiée, qui en comptait alors huit ; des ruelles pavées grimpent jusqu'aux ruines du château et recèlent de superbes témoignages architecturaux, dont l'escalier de la Commanderie, ancienne maison des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.


Minerve

La cité cathare semble surgir du causse comme une fabuleuse île minérale, ceinturée par les profondes gorges de la Cesse et du Brian et dominée par la silhouette de la Candela, vestige de l'ancien château… Apparemment inexpugnable, la "citadelle hérétique" dut pourtant capituler en 1210 devant les croisés menés par Simon de Montfort.
Aujourd'hui paisible mais toujours fascinante, elle a donné son nom à ce pays de vignes et de garrigues, à la fois austère et généreux : le Minervois. Avec ses ponts naturels creusés par l'eau, ses jardins en terrasse et ses cheminements pavés, le village a gardé son aspect médiéval ; classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Minerve est également l'une des portes du Parc naturel régional du Haut-Languedoc.



Les particularités


La Pierre sèche


Dessine-moi un mur...

En Languedoc, les terrasses soulignent le paysage, l'accompagnent et le dessinent… Pour gagner des terres cultivables sur les pentes encore boisées ou parcourues par les troupeaux, de nombreuses terrasses de culture ont été aménagées lors de chaque poussée démographique ; ce sont des bandes de terre à flanc de montagne, orientées généralement au sud, et qui épousent les courbes de niveau. Appelées ici faïsses, banquettes ou encore bancels, ces terrasses accueillent châtaigniers, vignes et oliviers qui profitent de l'ensoleillement et de l’eau qu’elles retiennent.  Construits en pierre sèche, des milliers de kilomètres de murs de soutènement suivent inlassablement leur dessin, chefs-d'œuvre d'opiniâtreté, de modestie et… de savoir-faire. Délaissées quand l’agriculture se mécanise et que l’exode rural commence, ces terrasses sont à nouveau entretenues dans de nombreuses communes.
Les murs de pierre sèche ont aussi d'autres fonctions : ils délimitent les parcelles, servent à parquer le bétail, entourent une belle maison bourgeoise ou se contentent d'accompagner les chemins.


Ces drôles de cabanes

On les appelle capitelles ou carabelles dans le Faugérois : abris du berger ou du vigneron, ces petites constructions toujours recouvertes de pierres plates - les lauzes - sont en forme d'igloo, de chapeau chinois ou plus classiquement carrées avec une fausse voûte dite en encorbellement, un procédé très ancien. À Félines-Minervois, on les surnomme même garennes, car un dispositif ingénieux permet d'y piéger les lapins trop curieux… Les murs, les capitelles, les clapas (mot occitan de pierriers) - ces tas de pierres que l'on rencontre fréquemment au coin d'une vigne - permettaient le stockage des nombreuses pierres inlassablement retirées des parcelles avant leur mise en culture.


Le causse de Bédarieux
Outre les terrasses et leurs murs de soutènement, les faïsses, on remarque, sur les causses qui dominent Bédarieux, de nombreuses constructions de pierre sèche : mas, mazets, capitelles. Paysage magnifique et chargé d'histoire, ce lieu unique constitue aujourd'hui un patrimoine précieux.

Restaurer et valoriser un patrimoine unique
Murs, terrasses et capitelles constituent des éléments fondamentaux dans le paysage languedocien ; ils jouent de plus un rôle écologique souvent ignoré : les mésanges bleues, couleuvres, lézards, musaraignes, escargots petit-gris, mousses et lichens y trouvent refuge… Ce patrimoine remarquable, souvent dégradé, fait aujourd'hui l'objet d'une attention particulière, et de nombreuses initiatives ont vu le jour pour le restaurer et l'entretenir. Des stages d'initiation à ces techniques sont régulièrement organisés. Mais monter un mur ne s'improvise pas ! Patience et régularité sont les qualités du bon murailleur, qui peut laisser libre cours à sa fantaisie en aménageant ici ou là un escalier, une niche, un œilleton, ou même une porte basse pour le passage du gibier…

Les calades




Dans de nombreux villages, les ruelles pentues sont empierrées : ces calades pleines de charme, rythmées par les “pas d’âne” font partie intégrante du patrimoine architectural. Il s'agit là aussi d'un savoir-faire ancien, et particulièrement efficace en matière d'hygiène et de sécurité. Un bel exemple se trouve à Montouliers.




Fours, séchoirs et charbonnières



Symbole de partage, le four à pain communal ou four banal, rythmait la vie quotidienne d'une communauté villageoise. Bordé de bancs, c'était aussi un lieu de convivialité, à l'instar du lavoir, et les cendres recueillies servaient ensuite pour la lessive. Dans le haut pays, chaque famille possédait son sécadou : une petite construction en pierre à l'étage surbaissé où les châtaignes étaient mises à sécher sur un plancher à claire-voie ; sous celui-ci, on entretenait un feu sans flamme. On rencontre encore, à l'écart des maisons, les vestiges de fours à chaux ; utilisée comme liant, la chaux servait également à amender les sols trop acides, et tous les villages du Biterrois en possédaient un. Adossés à une pente et doublés d'argile à l'intérieur, ces fours étaient alimentés en petites pierres calcaires par le haut ; le feu brûlait pendant une semaine, entretenu jour et nuit. La chaux vive ainsi obtenue était ensuite "éteinte". Plus rarement, le promeneur peut découvrir en forêt, sur un versant ombragé, une ancienne glacière, ou encore une charbonnière : le charbonnier devait vivre dans sa cabane à côté de sa meule fumante où s'élaborait lentement le charbon de bois obtenu à partir de chêne vert ou de hêtre.


Pigeons et pigeonniers



Les pigeonniers étaient autrefois construits en bois, même s’il reste aujourd’hui peu de vestiges de cette époque ; posséder un pigeonnier est alors un privilège, et il faudra attendre la Révolution pour que cette pratique se démocratise. Respecté pour ses capacités à jouer les messagers, le pigeon est alors apprécié pour sa chair tendre. Sa propension à s’installer en famille sur les monuments historiques lui vaut aujourd’hui mauvaise réputation.



Moulins à eau et à vent


À Faugères, les “trois moulins”, dont un parfaitement réhabilité, sont devenus le symbole du village et de tout un terroir viticole. Autrefois très nombreux, il reste heureusement quelques exemples très bien restaurés de ces moulins à vent, comme à Félines-Minervois, sur la bien nommée colline "des treize vents", ou encore à Saint-Chinian ; dans ce village, le canal de l'Abbé alimentait alors de son eau motrice de nombreux moulins à blé ensuite à soufre et enfin des manufactures. Plus récentes, les éoliennes de pompage étaient également surnommées "moteurs à vent" : avec son escalier ciselé qui s'enroule autour d'une colonne de fonte et grimpe jusqu'à la turbine, celle du domaine de Roueïre, à Quarante, mérite largement le détour. 


Moulins et turbines
En 1838, on recensait plus d'une centaine de moulins à eau sur le Jaur ! Certains sont parfaitement conservés, comme celui de Brousson à La Tour-sur-Orb qui fonctionnera jusqu'en 1953, le moulin de Prades à Tarassac, au confluent de l'Orb et du Jaur, ou encore le moulin à blé de Roquebrun qui accueille désormais des expositions ; certains ont même été réhabilités en habitation ou en atelier à Avène, Dio, Joncels... Le Haut Languedoc constitue un véritable “château d'eau” pour la plaine languedocienne, ce qui explique que de nombreuses rivières aient fait l'objet d'aménagements  : barrages d'Avène, de Vésoles....



Puits, fontaines et béals


Lieux de rencontre, fontaines, lavoirs et abreuvoirs jouaient un rôle important dans la sociabilité villageoise ; ce sont aujourd'hui autant d'éléments de patrimoine, comme ces ingénieux béals - un réseau de canalets - qui irriguent toujours les prairies et ces potagers, les horts, souvent disposés à l'écart du village, proches de la rivière. La tane, sorte de cuvette creusée dans le sol, fait aussi partie intégrante du système d’irrigation des jardins potagers. La plupart des maisons possédaient alors un puits, voire une citerne, généralement aménagée sous l'habitation ou parfois à l'extérieur. On peut même observer des puits à balancier : la pousaranca (mot occitan de puits à balancier) : un système très ancien que l'on retrouve fréquemment en Afrique du Nord. On rencontre également la noria ainsi que l'asagadouïre, un système aussi ingénieux que pittoresque qui permet de "pelleter" l'eau à partir d’une tane ou d’un béal. Dans les pâtures, les pesquiers retiennent dans leur bassin l'eau pour l'irrigation ou servent d'abreuvoir ; quant à la pansière, c'est un petit barrage aménagé, maçonné ou non, sur un ruisseau. Exposées au nord ou en plein vent, des constructions circulaires en pierre servaient à stocker la neige ou la glace tassée que l'on découpait l’été venu en pains de glace ; une de ces glacières est encore visible à Cessenon sur Orb.

Ponts, aqueducs et ouvrages d'art

En pays méditerranéen, la taille des ponts surprend souvent : il est vrai qu'ils doivent faire face à des crues aussi soudaines qu'impressionnantes ! Discrets ou funambules, audacieux ou traditionnels, ils contribuent à la personnalité de chaque village. Des vestiges d'aqueducs sont encore visibles dans la plaine languedocienne : c'est une source captée à Gabian, la Resclauze, qui alimentait Béziers en eau grâce à un ouvrage d'une trentaine de kilomètres, tantôt en surface tantôt souterrain. Cette source alimentait également de nombreux moulins à grains. À Quarante, ce sont les eaux de la rivière qui franchissent le Canal du Midi grâce à un aqueduc conçu par Vauban en 1693.  Certains sont de véritables chefs d'œuvre : le Pont du Diable d’Olargues et le pont de Lunas. Tunnels, ponts, passerelles, et même un remarquable pont Eiffel… Aménagée sur le tracé de l'ancienne voie ferrée de Saint-Pons-de-Thomières à Bédarieux, la Voie Verte est un itinéraire de randonnée qui permet de découvrir de nombreux ouvrages d'art à pied, à vélo ou à cheval !


Circulades


Dans les villages concentriques, ou circulades, les maisons se massent en plusieurs cercles autour du château et de l'église ; chaque cercle de maison constitue ainsi un rempart supplémentaire pour retarder ou arrêter l'agresseur. Apparu en Languedoc autour de l'an mil, ce modèle d'urbanisme défensif faisait également référence au symbolisme chrétien, le cercle représentant alors l'infini et la force. Outre le célèbre "escargot" d'Aigne, exemple très rare de circulade en colimaçon, on peut citer Cessenon-sur-Orb, Margon, Murviel-lès-Béziers, Neffiès, Olonzac ou encore Roujan et Puisserguier.

Sur les chemins de Compostelle



La voie d'Arles, ou via tolosana, est un des trois grands itinéraires de pèlerinage qui rejoignent Saint-Jacques-de-Compostelle depuis le sud de la France. Venus de Saint-Guilhem-le-Désert, les pèlerins gagnaient Joncels puis Saint-Gervais-sur-Mare. Une variante (ou bretelle) reliait la voie Romaine à la voie d’Arles. Ils étaient nombreux à faire étape à Montels, Capestang, Puisserguier, Cessenon-sur-Orb, Roquebrun ou encore dans l’abbaye de Fontcaude ; encore aujourd'hui la coquille qu'ils portent en emblème se retrouve gravée sur de nombreux bâtiments. Croix de carrefour, croix aux portes des villes, croix de paroisses, aujourd'hui encore, les marcheurs les rencontrent lors de leur périple, comme autant de jalons discrets, dont aucun n'est placé là au hasard…

Menhirs et dolmens et les mystérieuses statues-menhirs



Le Minervois possède un patrimoine très riche en monuments mégalithes. Avec ses 24 mètres de long, le dolmen des Fades, près de Siran, est l’un des plus remarquables de France. Citons également le dolmen de Lauriole, ou celui de la Cigalière. La vallée de la Cesse, en amont de Minerve, est un site néolithique très connu, comme en témoignent ces "allées couvertes" - ou dolmens des Lacs - conçues il y a des milliers d'années. Ici ou là, le promeneur curieux saura déceler une dalle plate ou une pierre dressée, comme autant de signaux immémoriaux… 

Dans le Somail et l'Espinouse, d'étranges statues-menhirs gravées ont été découvertes : véritables “déesses muettes”, ces visages sans bouche ni oreilles, érigées il y a plus de 4000 ans, demeurent encore aujourd'hui un mystère. À la fois massives et délicates, ces œuvres émouvantes sont exposées au musée de la préhistoire de Saint-Pons-de-Thomières.

Le Patrimoine vigneron



Les châteaux viticoles ou "Folies languedociennes"

Sous le Second Empire, avant la destruction du vignoble par le phylloxera, la viticulture est à son apogée dans la plaine du Biterrois qui connaît alors un véritable âge d'or. Désireux d'afficher leur nouvelle fortune, les grands propriétaires se font construire des demeures ostentatoires, entourées d'un vaste parc, que l'on surnommera très vite châteaux "pinardiers" ou “folies languedociennes”. De la Renaissance au gothique victorien en passant par le néo-médiéval - à l'instar du château de Grézan à Laurens - le style est résolument éclectique… au goût du jour de la nouvelle bourgeoisie. À Quarante, le domaine de Roueïre s'est même doté en 1898 d'une éolienne dite Bollée, du nom de son concepteur ; une réalisation superbe et audacieuse, décidément fort en avance sur son temps… À quelques kilomètres de là, à Cruzy, le château de Sérièges, inspiré des manoirs anglais, est l'œuvre de l'architecte bordelais Louis Garros.


Les coopératives viticoles

Bâties au début du XXe siècle mais surtout dans les années trente, les coopératives viticoles marquent l'entrée de nombreux villages ; ces bâtiments souvent imposants, à la fois témoins de l'histoire sociale du Midi et représentatifs d'une architecture industrielle contemporaine, constituent aujourd'hui un patrimoine précieux.

Le mazet

Situé en bordure de vigne, à l'ombre d'un pin ou d'un arbre fruitier, c'est une petite construction traditionnelle, modeste, le plus souvent de plain-pied. Ces mazets, qui parsèment le paysage viticole et contribuent à son identité, offraient un abri bienvenu pour le vigneron, ses outils, son mulet, le temps d'un repas, d'une averse, voire d'une nuit.

Les maison de village, de vigneron


Dans les villages, les maisons, blotties les unes contre les autres sur des parcelles très étroites, comportent généralement trois niveaux : le rez-de-chaussée, voûté, servait de local à tout faire selon les métiers et abritait souvent les animaux ; à l'étage, le logis se compose d'une pièce unique éclairée par une fenêtre sur rue, avec une cheminée à manteau de plâtre et un évier en pierre aménagé dans une niche. On entreposait fourrage et provisions dans le comble. L'accès se fait parfois par un escalier extérieur (maison à porche surélevé ou perron couvert). Les toits dont une génoise compense l'absence de gouttière sont en lauze dans le Haut-Languedoc et en tuiles romaines dans toute la partie méditerranéenne. La maison de vigneron présente des caractéristiques différentes avec notamment deux ouvertures au rez-de-chaussée, un large portail pour le passage des charrettes et dont le linteau arrondi facilitait l’installation des foudres de bois ; la généralisation des caves coopératives permettra ensuite de réinvestir le cellier en pièce à vivre ou en garage.


La langue d'Oc



Dis-moi oui !

Oc vient du latin "hoc" qui signifie "cela" et exprime l’affirmative "c’est cela !". De ce terme est né le nom de la région du Languedoc, pays de langue d’Oc. C’est Dante, poète toscan du XIIIe siècle, qui le premier classe les différentes langues romanes en fonction de la façon de dire "oui" : langues d’Oil au nord de la France, langue d’Oc au sud, et langue de Si en Espagne et en Italie…


Et les troubadours…

Apparu dès le XIIe siècle avec le mot "trobar" désignant l’art lyrique, le terme troubadour porte en lui-même la qualité qu’il doit posséder : trouver. Il doit en effet trouver les mots et la musique et c’est dans sa langue maternelle, la langue d’Oc, qu’il écrit. Contrairement à celle des poètes latins, l’inspiration du troubadour n’est plus religieuse : son sujet de prédilection est l’amour et son objet la Dame...

Tradition



La danse du soufflet ou buffatière
Munis d’un soufflet de cheminée rempli de farine, les danseurs décrivent des figures chorégraphiques ; lorsque la musique attaque le refrain, chaque danseur s’évertue à souffler dans le… postérieur de son voisin ! D’où ce nom de soufflacul, danse burlesque de carnaval qu’on n’hésite pas à pratiquer en chemise et bonnet de nuit !

Les treilhes
Cette danse "culte" du pays d’Oc, qui célèbre les fêtes des vendanges, existe depuis près de quatre siècles. Habillés en costumes traditionnels, les danseurs, ou treilheurs, virevoltent en ce jour de liesse aux rythmes du hautbois et du tambourin.

Le loto
Venu d’Italie au XVIIIe siècle, le loto a trouvé en Languedoc sa terre de prédilection ! Cette véritable institution, bien vivante, rythme encore la vie villageoise. Ce jeu comprend un carton avec quinze cases numérotées. Le premier joueur ayant rempli ses cinq cases crie “quine !”, et c'est gagné. Aux autres la consolante…

Les fêtes
Dès que les beaux jours reviennent les villages s’animent : brasucades, fêtes de village, fêtes votives (célébrant le Saint-Patron ou la Sainte Patronne du village), tout est prétexte pour se retrouver. Les bals de village l’été, programmés dans certains villages quatre nuits d’affilée, réunissent toutes les générations sur la piste de danse...

Toponymie

Même les noms de lieux sont issus de l’histoire. En effet, le suffixe an ou ac des noms de nombreux villages de la région est un vestige languedocien de la forme latine anum, acum, marque d’appropriation. Il indique souvent le nom du propriétaire d’un ancien domaine comme Assignan était le domaine d’Asinius. Le mot lès de Murviel-lès-Béziers, par exemple, est une préposition signifiant proche de, issue de la racine latine latus : à côté de. Le mot pech ou puech, que l’on entend souvent ici, représente un petit mont.


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Pays Haut Languedoc et Vignobles
Mission patrimoine
1 rue de la Voie Ferrée - 34360 Saint-Chinian
Téléphone : 04 67 38 11 10
Télécopie : 04 67 38 20 50
Courrielceline.bunoz@payshlv.com
         

 
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